À l’automne j’adore manger les châtaignes d’une part parce que j’aime ça et d’autre part, c’est de saison. « Oui, ok super et ? » pourrais-tu te dire.
Je me suis fait une réflexion au fur et à mesure que je les ramassais, décortiquais et mangeais. J’ai toujours privilégié les plus grosses, les plus belles parce que je me disais que d’apparence se sont les meilleures et les plus savoureuses. Pourtant, au fil du temps je me suis aperçu que ce critère basé sur les apparences n’était absolument pas gage de qualité.
Certaines sont véreuses, d’autres moisies et ce n’est pas toujours celles que je pensais qui allaient être les meilleures. Cette expérience m’a appris à prendre mon temps pour mieux les choisir, et ne plus ramasser celles qui sont uniquement belles. J’ai commencé à les prendre via d’autres critères, un peu comme pour le principe de sérendipidité c’est-à-dire : au touché, à la texture, à la couleur… Certes, je mets plus de temps mais c’est là un moment de connexion avec l’instant présent et avec la nature.
Cette histoire m’a d’ailleurs fait penser aux contes pour enfants. Où le diable, déguisé en ange va promettre monts et merveilles aux personnes qu’il convoite pour leur dérober leurs âmes. Il leur dira exactement ce qu’elles veulent entendre. À l’inverse, l’ange, le véritable, dira toujours la vérité même celle qui peut déranger et que personnes ne voudra écouter, très certainement parce qu’elle ne leur plaira pas.
En conclusion, « les apparences sont souvent trompeuses » mais avec du discernement, de la clairvoyance et une remise en question saine (5e accord toltéque) les choses deviennent alors plus claires et limpides. Le véritable choix est celui du Cœur, donc de l’Amour… comme toujours
